Tableau comparatif des positions en logement abordable
De manière générale, bien qu’il y ait des différences pour certains partis sur la manière et la précision de réaliser leurs propositions, toutes les formations reconnaissent qu’il y a bel et bien une crise du logement. |
| Règlement pour une Métropole Mixte (RMM) | Règlement implanté dans le premier mandat de Valérie Plante (2017-2021), dans le but d’obliger l’inclusion en logement social et abordable dans les projets immobiliers des promoteurs privés. Pour la réalisation d’unités in situ, le financement de Québec était sine qua non. La fin du programme AccèsLogis, dont Montréal avait une autonomie, a mis beaucoup d’embûches à la construction sur les projets d’unités en logement social. La Ville a dû assouplir cette orientation vers des contributions financières des promoteurs pour répondre au RMM. |
| Action Montréal | Rien à ce sujet |
| Ensemble Montréal | L’abolition du règlement |
| Projet Montréal | La révision du règlement pour le simplifier |
| Transition Montréal | Rien à ce sujet |
| Commentaire | Dans le contexte actuel de nouveaux pouvoirs de zonage (différencié, incitatif et le super pouvoir du PL31), il peut y avoir d’autres options de demander aux promoteurs d’inclure du logement social et abordable, mais cette voie unique pourrait être compliqué à étendre à l’échelle de la Ville, alors que ce sont les arrondissements qui sont maître d’œuvre en matière d’émission de permis. Un mélange des deux pourrait être une voie de passage si on compte faire contribuer les promoteurs privés au développement de logement social et abordable (sans but lucratif). |
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| Réserve foncière de la Ville pour le développement du logement social et abordable (LSA) | Dans l’accompagnement que je fais aux villes, le contrôle du foncier est le premier axe que j’aborde. Quand il y a une volonté réelle de soutenir les organisations sans but lucratif, c’est souvent la première pierre qu’il faut poser. Mais il peut y avoir différentes stratégies pour y arriver. La ville a mis en place sa politique de cession de terrains aux organismes avec carte interactive9, avec le temps cela pourrait devenir un excellent outil de développement si de nombreuses nouvelles propriétés de la Ville s’y ajoutent |
| Action Montréal | Le parti n’a rien sur la stratégie d’acquisition de terrains, mais stipule, néanmoins, qu’il mettrait en place des conditions avantageuses pour la cession de terrains aux organismes. |
| Ensemble Montréal | Ensemble Montréal mettra le foncier appartenant à la Ville au service du développement du logement abordable, avec des baux en emphytéose sur 70 ans. Il mettrait les terrains à la disposition des partenariats privé-communautaire pour ne pas avoir à attendre après les programmes de Québec. Rien sur la suite de l’obtention de nouveaux terrains, sinon une allusion à la valorisation du foncier. On peut penser à l’utilisation du nouveau pouvoir de zonage incitatif aux promoteurs pour intégrer du logement abordable. La notion de logement abordable semble large lorsque mentionnée, incluant sans doute la notion de logements issus des projets privés dont l’abordabilité n’est pas protégée. L’allusion au logement sans but lucratif est mentionnée, dans un élément d’engagement de cession de terrains par emphytéose de 70 ans. |
| Projet Montréal | Luc Rabouin est dans cette continuité d’accélération du contrôle du foncier par des acquisitions de gré à gré ou par l’utilisation du droit de préemption. En budget d’acquisition pour du LSA, l’administration de Projet Montréal met 56 fois plus que l’administration précédente d’Ensemble Montréal de Denis Coderre. |
| Transition Montréal | Transition Montréal, n’a rien sur le développement d’une stratégie d’acquisition de foncier pour le développement de logement social et abordable. Sinon, sur la façon de le développer en utilisant les terrains existants et en créant « Bâtir Montréal », une nouvelle société paramunicipale pour construire. Il n’est pas expliqué en quoi cette nouvelle paramunicipale serait différente de la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM) ni les sommes qui y seraient versées. |
| Commentaire | Le fait d’avoir une réserve foncière dédiée au développement de logements sociaux et abordables pour les villes est le meilleur outil pour contrer la spéculation des terrains, et cela, même si tous les autres éléments ne sont pas réunis pour les développer à court terme. |
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| Soutien aux organismes dans le développement du logement social et abordable | |
| Action Montréal | Action Montréal ferait la promotion des bons coups comme UTILE et autres, pour plus d’impact. Accélérerait la délivrance de permis (pas spécifié si c’est pour tous les promoteurs ou pour les organisations sans but lucratif en priorité). |
| Ensemble Montréal | Réduction de la délivrance de permis à 90 jours (pas spécifié si c’est pour tous les promoteurs ou une priorisation des organisations sans but lucratif). Exemption de frais pour les organismes sans but lucratif, comme l’occupation du domaine public, c’est déjà le cas dans certains arrondissements de Projet Montréal, mais non généralisé encore. |
| Projet Montréal | 1— Création d’un Fonds de 500 M$ « Bâtissons Montréal », à partir d’émission d’obligation municipale. Cette innovation existe déjà ailleurs. Ce fonds viendrait soutenir les organismes dans le développement de LSA. 2- Création d’un fonds municipal de 100M$ pour garantir 10% des prêts des organismes pour un investissement total de 1 milliard $ (c’est souvent le dernier 10% d’un montage financier d’un projet qui est difficile à trouver). Ces deux dernières propositions ne coûteraient rien aux coffres de la Ville. Continuation du fonds de soutien aux organismes pour un changement d’échelle. Soutenir le développement de logements sans but lucratif étudiant pour libérer les logements familiaux du marché privé. |
| Transition Montréal | La nouvelle entité paramunicipale “Bâtir Montréal” serait en partenariat avec les OBNL et les Coops. Ce que fait déjà la SHDM, mais le fait-elle assez? |
| Commentaire | Dans l’écosystème du logement social et abordable sans but lucratif, il est souvent question de changement d’échelle, et l’atteinte d’une cible de 20 % des logements à l’abri de la spéculation fait son chemin un peu partout dans le monde municipal. Montréal a mis en place des éléments importants pour y arriver. Mais, est-ce assez? Sûrement pas! Mais l’idée d’émission d’obligations municipales pour du LSA est très intéressante, rien ne garantit que l’objectif de Luc Rabouin d’atteindre 500M$ en contribution dans ce fonds, mais la crise appelle à de l’innovation et cette proposition a tout de l’audace et est une nouveauté pour le Québec. Le secteur du logement sans but lucratif souhaite sûrement d’autres idées de la sorte. |
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| Réglementation pour soutenir le développement du logement social et abordable | Concernant les nouveaux pouvoirs en réglementation, on fait souvent référence au “superpouvoir” du PL31, du zonage incitatif et du zonage différencié. Utilisés dans une analyse différenciée pour favoriser le logement sans but lucratif, ces nouveaux outils deviennent une voie intéressante aux yeux de plusieurs. Quelques arrondissements de Projet Montréal ont déjà utilisé le “superpouvoir” du PL 31 pour des projets d’OBNL. Seul l’arrondissement Ville-Marie (la première instance municipale au Québec) a instauré un règlement de zonage différencié donnant l’avantage de plein droit aux promoteurs sans but lucratif sur les promoteurs privés de pouvoir construire une plus grande densification. L’arrondissement du Plateau Mont-Royal (et possiblement d’autres) l’a aussi dans sa mire présentement. Cette densification possible permet aux OBNL ou coops d’acquérir des terrains au moindre coût que les promoteurs privés et engendre une baisse de coût de construction. Alors que des règlements de zonages incitatifs visent surtout des promoteurs privés qui peuvent avoir un “bonus zoning” s’ils intègrent des compensations comme de l’inclusion du logement social et abordable dans leur projet, mais ça pourrait être d’autres formes de compensation selon le règlement cadre voté en conseil. |
| Action Montréal | Pour Action Montréal, rien en particulier n’est indiqué. |
| Ensemble Montréal | Ensemble Montréal utiliserait les nouveaux pouvoirs de zonage incitatif et de zonage différencié. |
| Projet Montréal | C’est déjà commencé dans quelques arrondissements de Projet Montréal. Est-ce que cela serait généralisé? Ce n’est pas spécifié. |
| Transition Montréal | Transition Montréal ne parle pas de ces nouveaux outils, mais on peut penser que, dans la proposition de 30% de logements sociaux dans les développements autour de transports collectifs, que ce serait par le biais d’un règlement de zonage incitatif qu’il le ferait (mais rien n’est spécifié). |
| Commentaire | Nous sommes aux balbutiements de ces nouveaux outils municipaux offerts par les nouvelles législations provinciales. Et il y en a quelques autres aussi. Pas étonnant qu’il en est peu question pour les plus petites formations politiques. L’orientation municipale pour l’utilisation de ces outils est importante à examiner. Le PL-31 et le zonage incitatif pourraient être utilisés pour favoriser du « bonus zoning » sans contrepartie pour du logement sans but lucratif. Tout comme à l’inverse, ces nouveaux leviers pourraient être utilisés en priorité pour ce développement. |
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| Concertation de partenaires et des services de la ville | La concertation entre les différentes parties est importante en matière de développement en logement abordable, bien qu’il y ait une équipe forte dans le nouveau Service de l’habitation de la Ville implantée par l’administration sortante. Le Chantier Montréal Abordable, réunissant acteurs du privé, du communautaire, institutionnel et de la Ville, a permis d’Avoir une vision claire sur le logement social et abordable sans but lucratif et une cible commune d’atteindre 20% d’ici 2050 en logements hors marché privé à l’abri de la spéculation. |
| Action Montréal | Pour Action Montréal, rien en particulier n’est indiqué. |
| Ensemble Montréal | Réunir les acteurs clés dans les 100 premiers jours n’est pas spécifié. On ne sait pas comment ça serait différent de la structure partenariale existante de Chantier Montréal Abordable. Équipe spécialisée pour le développement de logement sans but lucratif (difficile de savoir en quoi ça serait différent de l’équipe du Service de l’habitation). |
| Projet Montréal | Poursuite de “Montréal Chantier Abordable”. Ajout d’un guichet unique pour 10 zones à construire en accéléré |
| Transition Montréal | Pour Transition Montréal, création d’un “laboratoire moderne d’innovation en logement” avec un portail unique. Rien n’est spécifié sur ce qui serait différent de ce qui se fait avec “Montréal Chantier Abordable”, l’outil de politique de cession de terrains avec carte interactive existante, ou encore la page du service de l’habitation avec les éléments d’accompagnement des promoteurs sans but lucratif. |
| Commentaire | Il aurait été intéressant d’avoir les détails des formations politiques sur leurs positions concernant cet élément. |
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| Itinérance position sur les campements | Avec la crise du logement, il y a eu une montée de l’itinérance et de l’instabilité résidentielle partout au Québec. Dans les activités de dénombrement, les évictions et les hausses des loyers font désormais partie des premières raisons évoquées à l’itinérance. Les premiers logements modulaires ont pris un certain temps avant d’apparaître, c’est sur le site de Namur Hippodrome que la première phase a été faite, la 2e et 3e phase verront le jour sous peu sur un site de la rue Louvain Ouest dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, ainsi qu’à Outremont. On a souvent évoqué ce modèle de construction modulaire comme une option aux abris temporaires, représentant une étape vers un logement plus stable. |
| Action Montréal | “Il faut des logements, l’itinérance, ça coûte cher!” Le chef d’Action Montréal reste vague, s’il démantèle les campements actuels ou non en attendant les logements. Il semble contre qu’on investisse dans le modulaire. Mais propose de gigantesques tentes avec services. (À l’image de camps de réfugiés). |
| Ensemble Montréal | La cheffe d’Ensemble Montréal promet qu’il n’y aura plus de campement à la fin de son premier mandat. Elle promet de construire des logements transitoires, semble contre les logements modulaires. Elle en promet 2000. |
| Projet Montréal | Le chef de Projet Montréal promet aussi d’éradiquer l’itinérance en 5 ans (2030). Il souhaite augmenter la cadence du logement transitoire en créant 1000 logements de plus, soit 500 modulaires et 500 de transition (les deux avec services d’accompagnement). Il s’éloigne de la position actuelle de l’administration en maintenant des campements avec des services (toilettes notamment) en attendant que les logements modulaires et de transition deviennent disponibles. |
| Transition Montréal | Il n’y aurait pas de levées des campements et Transition Montréal ajouterait des services d’accompagnement et des toilettes. |
| Commentaire | La position des deux principaux partis d’éradiquer en quelques années les campements semble un peu irréaliste. Cette orientation ne pourra se faire sans l’arrivée d’alternative en attendant la création de logements sociaux pouvant répondre à la crise. Les unités modulaires et de transition sont un bon pas. Ça pris du temps à créer les premières unités modulaires, mais maintenant que le modèle est là et les entreprises pour les créer, espérons que ça pourrait s’accélérer. Contrairement à ce qu’a dit la cheffe d’Ensemble Montréal et d’Action Montréal, les unités modulaires n’ont rien de « roulotte » mais sont plutôt des unités complètes. Évidemment, il ne faudrait pas que cela devienne une solution à long terme pour ces personnes en manque d’une stabilité résidentielle. |
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| Soutien aux organismes en itinérance | La médiation sociale, le soutien psychologique, l’intervention en santé auprès des personnes itinérantes est un grand besoin qui devrait être dans la cour des responsabilités gouvernementales. Si le ministre Carmant a ajouté des sommes dans ce champ d’activité, Montréal a investi également dans cette sphère, même si ce n’est pas là sa première responsabilité. Dans les deux cas, on n’a pas assez investi pour enrayer l’augmentation rapide de l’itinérance et des différents enjeux qu’elle soulève. Consommation, cohabitation, salubrité, etc. |
| Action Montréal | Rien sur le soutien aux organismes. |
| Ensemble Montréal | Propose un fonds d’appariement avec le milieu philanthropique afin de créer un fonds de 10M$. (On peut penser que ce fonds irait en partie en soutien aux organismes). Banque d’aide aux loyers, à l’image de ce qu’a fait la Maison du père. Création d’un Groupe d’intervention tactique en itinérance (GITI) + Comptoir E=MC2 existant déjà dans Ville-Marie, est-ce que GITI n’est pas similaire à ce qui existe déjà avec EMMIS? EMMIS a d’ailleurs été élargi à d’autres arrondissements que ceux du centre. |
| Projet Montréal | Doubler le soutien aux organismes en itinérance (passer à 20M$), pour un meilleur accompagnement. Banque d’aide aux loyers, à l’image de ce qu’a fait la Maison du père. |
| Transition Montréal | Le chef de Transition Montréal promet un taux de taxation plus élevé pour les propriétés de 3,5 M$ et plus, afin que ces nouveaux revenus aillent pour le soutien aux organismes communautaires en itinérance. Le souhait est de tripler l’aide aux organismes, la proposition d’augmentation du taux de taxation, n’évalue pas le montant des nouvelles recettes. |
| Commentaire | On peut renchérir sur le soutien en ressources aux organismes intervenant en itinérance, mais la question de la responsabilité du gouvernement provincial demeure. Sans une collaboration forte des deux paliers, il serait illusoire de penser que tout cela va se régler. Mais ce message a été très médiatisé, pas seulement par la mairesse Plante, mais également par les différents maires et mairesses du Québec. Le maire Marchand a notamment piloté un événement à l’Union des municipalités du Québec à ce sujet. |
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| Maison de chambres | C’est bien connu, les maisons de chambres, qu’elles soient privées ou communautaires, sont souvent le dernier rempart à l’itinérance pour des populations vulnérables. Ou à l’inverse, le premier lieu pour s’en sortir. Au cours des décennies 2000-2010, il y a eu énormément de perte de maisons de chambre du secteur privé, transformées en logements inabordables. Des arrondissements centraux de Projet Montréal ont mis en place une réglementation d’urbanisme empêchant cette transformation. L’impact plus positif encore a été surtout les mises en droit de préemption d’une grande partie des maisons de chambres, dont certaines ont été acquises et cédées à la SHDM (le bras immobilier de la Ville). De plus la Ville, qui avait en emphytéose des maisons de chambres géré par la SHDM, vient de mettre fin à ces ententes en leur cédant les propriétés, afin que l’organisme puisse se servir du levier entier de ces propriétés pour le développement. |
| Action Montréal | Du côté de Gilbert Thibodeau et d’Action Montréal, il n’y a rien de spécifique sur les maisons de chambres. |
| Ensemble Montréal | Soraya Martinez-Ferrada promet la création d’un fonds de 100M$ pour l’acquisition et la rénovation des ressources d’urgences. Mais rien n’est stipulé sur le sujet des maisons de chambres. |
| Projet Montréal | Luc Rabouin et Projet Montréal promettent la continuité et l’accélération de l’achat de maisons de chambre. La plupart ont déjà été mises en droit de préemption. Luc Rabouin promet l’élargissement de règlements protégeant les maisons de chambre dans toute la ville. |
| Transition Montréal | Du côté de Craig Sauvé et de Transition Montréal, aucune information spécifique n’est fournie au sujet des maisons de chambre. |
| Commentaire | C’est pourtant curieux que les 3 partis, outre Projet Montréal, parlent peu ou pas des maisons de chambres, puisque, quand on parle de l’importance d’avoir un continuum en habitation pour tous et toutes, après les campements, les unités modulaires et autres lieux d’hébergement, les maisons de chambres sont souvent le maillon entre ces premiers lieux instables et le logement régulier. On parle beaucoup de préservation (via de la réglementation pour contrer les transformations ou les rachats par droit de préemption), il est à se demander si l’idée d’encourager davantage le développement ne pourrait pas renforcer ce maillon de la chaîne résidentielle. |
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| Location touristique de type AirBnB | En bonus, même si ce n’est pas l’objet spécifique de ce tableau, étant donné mon intérêt historique et mon implication dans le dossier, voici ma réaction sur les positions sur les locations à court terme de type AirBnB. D’abord, spécifions que l’encadrement principal est au niveau provincial avec la loi sur l’hébergement touristique et que, depuis 2018, c’est Emploi-Québec qui a été mandaté pour faire respecter la loi, mais on sent bien que, depuis 7 ans, sans cellules spéciales d’enquête, EQ n’a pas en priorité le respect et l’émission de contravention pour le non-respect de la législation québécoise en hébergement touristique. La réglementation municipale et la législation provinciale se sont peaufinées afin de distinguer les résidences principales d’avec les résidences touristiques de type commercial. Plusieurs villes à travers le monde ont peaufiné leurs règlements en vue de mieux contrôler ce phénomène qui retire (surtout illégalement) des logements du marché de l’habitation. On a souvent évoqué dans le passé que cette activité retirait au moins 3000 logements de l’habitation montréalais. Il y a deux ans, voyant que Revenu Québec était peu actif dans les enquêtes et dans la lutte contre les infractions, Luc Rabouin (maire du Plateau avec deux autres arrondissements) a créé une unité spéciale. Avec les moyens municipaux limités au niveau judiciaire et d’enquêtes et des montants d’amendes en vertu des pouvoirs municipaux (ridiculement bas par rapport à la loi provinciale), il est difficile d’avoir un impact significatif, bien qu’il y ait eu quelques résultats. L’impact réel le plus important est certainement l’interdiction de location à court terme à l’extérieur de la saison estivale dans l’ensemble de la ville. Ce qui, aux yeux de la ville, évite les flous et permet mieux d’inspecter les illégaux. Mais au-delà des règlements et des lois, qui encadrent cette activité, c’est surtout le message des autorités qui a besoin d’être clair, étant donné la complexité du dossier. |
| Action Montréal | Rien du côté d’Action Montréal sur le sujet. |
| Ensemble Montréal | Soraya Martinez et Ensemble Montréal, assoupliraient la réglementation, pour la permettre à l’année en limitant 90 jours de location par logement, en augmentant sensiblement le nombre d’inspecteurs. |
| Projet Montréal | Luc Rabouin se dit fier de la nouvelle réglementation à l’échelle de la Ville (c’est un règlement central). Il continuerait avec la ligne dure avec la dernière réglementation implantée, en plus de vouloir poursuivre avec l’intervention de l’escouade spéciale. |
| Transition Montréal | Craig Sauvé et Transition Montréal, interdirait à l’année la location court terme. Aucune allusion aux nombres d’inspecteurs dédiés pour surveiller cette activité. |
| Commentaire | Le type de réglementation/législation avec un nombre de jours limités dans l’année, comme le propose Ensemble Montréal, a été testé sans grand succès ailleurs dans le monde, puisqu’il devient très difficile à contrôler et permet de continuer l’activité illégalement. D’autant plus que ce type de règlement nécessite une entente avec toutes les plateformes possibles pour compiler le nombre de jours loués par logement. Le simple fait d’avoir un discours d’assouplissement envoie également un signal (étant la complexification) que ce n’est plus illégal. |